Je ne sais pas si j’ai réussi à écarter Hector, mais un souvenir a trouvé la place de resurgir.

Ce jouisseur, lorsque j’en parlais à mes camarades, oui, nous parlions souvent de nos réguliers et de leurs petites manies, probablement parce que nous n’avions pas d’autres sujets de conversation puisque nous passions nos journées à nous tortiller et à jouer avec des sexes de toutes tailles, je le surnommais « OuiNon Premier ».

Un sobriquet que j’accompagnais en général de mimiques et d’intonations diverses pour obtenir un effet drôle qui ravissait mes collègues.

C’est comme ça d’ailleurs que je découvris le fabuleux sourire d’Axel.

Il passait plutôt inaperçu car il était plutôt banal comme garçon, mais quand il souriait, une beauté extraordinaire s’emparait de lui, un peu comme une aura lumineuse.

La première fois où je l’ai vu sourire, j’ai eu envie de faire l’amour avec lui.

Dès que j’en ai eu l’occasion, je lui ai donc proposé de venir passer une nuit au cabinet.

Comme il vivait dans un hôtel miteux, il a de suite accepté.

Java n’avait pas froid aux yeux et lui a carrément proposé de faire des galipettes et il a accepté.

J’avais pensé alors qu’il avait envie de moi comme beaucoup, mais maintenant, je me dis qu’il a surement accepté pour payer la nuitée dans un lieu plus confortable que sa chambre sordide.

En fait, toute la magie que j’avais imaginée sur ce garçon s’est envolée pendant cette nuit, qui fût la seule que nous passâmes ensemble.

Lorsqu’il se retrouva nu, je pu constater que comme je me l’étais imaginé, il avait un corps athlétique, aux lignes parfaitement dessinées, savamment soulignées par ses tablettes de chocolat qui n’appelaient qu’à l’envie de les lécher.

Son sexe devait être apprécié par ces clients amateurs de dilation large et de pénétration profonde.

Nous avons commencé par quelques jeux sensuels sous la douche, mais Axel ne semblait ni enthousiaste, ni amateur de ce genre de préliminaires.

Puis nous en arrivâmes aux ébats purs exécutés sur la literie de qualité dont j’avais pris le soin d’équiper mon cabinet.

Il me donna du plaisir mais moi qui avais eu envie de faire l’amour avec lui, j’eus l’impression de tenir dans mes bras et contre mon corps, un mannequin sans vie, un simple corps, magnifique certes, mais sans vitalité, juste là pour me fournir un jouet pour me pénétrer et des orifices à combler avec ma verge.

J’en fus véritablement déçu.

Me voilà parti sur Axel alors que j’allais te parler de OuiNon Premier.

Il faut vraiment que j’arrive à mieux me concentrer.

Promis, demain je te parlerai de OuiNon Premier, mais là, je sens le sommeil arriver donc je te laisse.