Journal intime d'un homme pas comme les autres

25 mai 2010

Introduction

Ce blog est construit comme un livre, les différents feuillets du journal sont donc publiés dans l'ordre chronologique, le plus récent se trouve donc en dernière page.

Pour faciliter la lecture, vous pouvez soit afficher le journal mois par mois en utilisant les "catégories", soit si vous suivez régulièrement les parutions feuillet par feuillet en utilisant les "derniers messages", ou encore tourner les pages une à une en utilisant la numérotation de page située en dessous du dernier feuillet de chaque page affichée.


Cette histoire est née d'une complicité.
Complicité qui s'est nouée avec quelqu'un que j'apprécie beaucoup et dont j'ai fait la connaissance grâce à son talent d'écrivain.

Alexandre Saint Bois a posé sur la toile, le début d'un roman intitulé

"Moi Julien, 26 ans, gay et prostitué ou Le Journal d'un ange perdu"

je l'ai dévoré et j'en ai été ému aux larmes.

Je dois bien avoué que je me suis attaché au personnage et que j'ai quelque peu envié Alexandre d'avoir eu cette idée.
Au fil de nos discussions, je lui ai avoué que j'aimais ce principe de journal d'un prostitué et que ce sujet m'avais donné des idées d'écriture, mais que je ne voulais pas lui voler son idée.
Il m'a incité à écrire ma vision qui est différente de la sienne et je vous en livre ici le début, puisqu'il ne considère nullement le concept comme étant le sien.

Merci Alexandre de cette amitié.

N'hésitez à commenter, critiquer, faire des remarques etc ...
Car il est fort possible que je pousse le vice un jour à essayer de le faire publier, mais nous n'y sommes pas encore.

Posté par maxivirus à 18:19 - - Commentaires [1] - Permalien [#]

Mercredi 14 février 2007.


 

Une irrépressible envie d’écrire.

Pourquoi ?

Je ne sais pas, je m’en doute bien un peu, mais je ne crois pas être encore en mesure de l’accepter, donc nous verrons cela plus tard.

Pour le moment, je me contenterai de jeter quelques mots, surement pour voir l’effet que cela me procure.

Il sera toujours temps d’aller plus avant dans les confidences.

Aujourd’hui, jour de la Saint Valentin, fête des amoureux, je jette la première pierre.

Y en aura-t-il d’autres ?

Je le pense, mais je ne veux pas présumer de mon courage, alors nous verrons bien.

Déjà quelques mots et je te parle comme si tu existais !

Tu existe, oui, mais tu n’es qu’un journal, un journal intime, sans vie hormis celle que je te donne et pourtant, je ne peux m’empêcher de te parler, comme à un ami.

Ca doit être les premiers effets.

Un peu comme si tu me tenais compagnie et ainsi je me sens moins seul.

Posté par maxivirus à 18:36 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

Jeudi 15 février 2007.


 

Une nuit s’est écoulée depuis que je t’ai donné vie et en relisant mes premiers pas, je me suis aperçu que j’avais manqué à tous mes devoirs et fait une entorse à l’éducation distinguée que j’ai reçue pendant toute mon enfance.

Je ne me suis même pas présenté.

Je m’appelle Jean-Arthur Varennes de l’Alma, comte par le titre et propriétaire du Domaine de Granvilliers de Lanchaux, mais tu peux m’appeler Java, comme beaucoup l’on fait durant toutes ces années.

Ces années ?

Oui, celles qui m’amènent ici, celles que j’ai pleinement vécues, surement sans me rendre compte de tout, celles pendant lesquelles la vie que j’ai menée aurait fait scandale dans la bourgeoisie dont je suis issu, si cela c’était su.

Mais j’ai réussi à mener cette double vie sans aucune difficulté.

Probablement, parce que je me suis retrouvé à être le dernier descendant de la lignée et surtout le seul titulaire de ce titre de comte à être encore vivant, alors que j’entrais dans ma vie d’adulte.

Le destin a voulu que l’illustre nom de mes ancêtres soit amené à s’éteindre avec moi.

 

Posté par maxivirus à 18:37 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

Vendredi 16 février 2007.


 

Je me rends compte que je ne t’ai pas dit grand-chose à propos de moi et de ce qui m’amène à faire de toi, mon fidèle compagnon de voyage.

Ce voyage chaotique que j’ai commencé depuis un certain temps déjà, mais dont je n’ai eu connaissance qu’il y a deux jours.

Oui, tu l’as deviné. Ta naissance est liée à cette nouvelle.

Je ne sais combien de temps durera notre voyage, mais tu fais partie de ma vie maintenant.

Il ne m’aura fallut que deux jours pour t’apprivoiser et ne plus avoir envie de te quitter, même s’il le faudra bien un jour, celui-là même où la dynastie des Varennes de l’Alma s’éteindra.

Tu n’as rien fait pour cela et pourtant tu m’es devenu proche, intime, en fait tu porte bien ton nom, car j’ai envie, ou peut être est-ce même un besoin, de tout te confier, ce que j’ai vécu, ce que je vis.

Probablement par fierté ou plutôt par vanité, pour qu’il reste quand je partirai une trace de ma vie, de mes frasques, puisque je n’ai pas de descendant pour assurer ma gloire posthume.

Enfin quand je dis gloire, je suis surement quelque peu présomptueux, car nul doute que dans le milieu où je suis né, ma vie serait plutôt qualifiée de scandaleuse et immorale.

Posté par maxivirus à 18:38 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

Lundi 19 février 2007.


 

Tu me vois désolé de t’avoir abandonné pendant si longtemps, mais que veux-tu, il m’a fallut garder le lit et la fièvre qui m’y a cloué ne me laissait même pas la force de lever le bras.

Mais aujourd’hui ma météorologie intérieure est plus clémente et me permet de revenir te narrer mes aventures.

Tu m’as manqué.

C’est étonnant, je le sais bien, mais c’est un fait.

Comme tu l’as compris, ma santé est fébrile, alors il va me falloir tout te dire, le plus rapidement possible, car je ne voudrais pas partir sans avoir terminé.

A moins que me raconter à toi, ne me permette d’avoir une sorte de corde qui me permettra de tenir encore un peu plus.

Mais je te sens impatient et intrigué par ces fameuses frasques que j’ai évoqué.

J’assume pleinement les choix que j’ai fait dans ma vie, mais il m’est difficile de te dire comme ça de but en blanc, que bien qu’ayant bénéficié d’une position sociale enviée et de moyens financiers très confortables, j’ai passé une bonne partie de ma vie à me faire payer pour que l’on profite de mon corps.

J’ai beau chercher, je ne trouve pas d’autres mots appropriés, je dois donc me résumer en disant que j’étais prostitué.

Posté par maxivirus à 18:42 - - Commentaires [0] - Permalien [#]