Voilà, une bonne chose de faite, j’ai reçu, le cinquième candidat que j’avais sélectionné.

Déjà qu’il est photogénique, mais au naturel c’est encore mieux.

Je n’en suis pas fier, mais le temps de notre entretien, je crois que j’en ai quelque peu oublié Hector, mais après tout, ce n’est pas parce que je le tripote tous les matins et que je l’ai sucé une fois, que l’on est marié, même si franchement, cette idée d’être lié à lui m’attire fortement.

Toujours est-il que ma première sélection s’avère plutôt intéressante, puisque j’en sors deux candidats véritablement potentiels à savoir le troisième et le cinquième.

Tu dois te demander pourquoi je les appelle par leur numéro.

En fait, j’ai bien réfléchi et je me suis dit que si j’utilisai leur prénom, je risquai de m’attacher à eux et que ça ne m’en rendrait que la tache plus difficile.

Mais je ne t’ai pas raconté l’entretien.

Comme tu dois t’en douter, j’ai de plus en plus envie de faire l’amour avec Hector, mais je ne me sens pas encore assez sûr de moi, l’âge et le manque d’entrainement probablement.

Alors, juste avant l’entretien avec le n°5, j’ai pris une petite pilule bleue.

Personne n’est parfait, surtout pas moi.

Tu en as justement déduit que j’ai donc fait avec lui, ce que je n’avais pas fait depuis très longtemps.

La sieste que j’ai faite après m’a permis de me remettre de mes émotions qui furent grandes et pleines de souvenirs.

Je ne sais si cela est raisonnable, mais j’ai pris mon pied.

Je ne suis plus aussi performant que du temps où Java œuvrait à plein régime, mais j’ai la prétention de croire que les gémissements de n° 5 n’étaient pas simulés.

Le sexe doit être comme le vélo, ça ne s’oublie pas, il suffit juste de s’y remettre.

Une chose est sûre maintenant, je me sens prêt à renouveler l’expérience avec Hector, même si je ne sais pas quand j’oserai me jeter sur lui.

Je vais probablement attendre de ne plus en pouvoir.

C’est d’ailleurs assez intéressant, ce que je ressens vis-à-vis d’Hector, c’est très nouveau.

D’un coté j’ai une folle envie de lui, de lui faire l’amour, de le sentir en moi, et parallèlement je n’ose pas me jeter sur lui, ce que Java dans ces plus belles années aurait fait sans l’ombre d’une hésitation, parce qu’il me semble que j’ai peur de perdre ces moments privilégiés que nous partageons et que j’apprécie plus que tout au monde.

Plus les jours passent et plus, je pense que ça doit être véritablement de l’amour que je ressens pour lui, et si je ne me trompe pas, c’est donc la première fois que je suis véritablement amoureux, même si comme je te l’ai déjà expliqué, il est fort probable que ça me soit arrivé, mais je n’en avais pas conscience.

Comme quoi, « on ne se rend compte de ce que représentent les gens que lorsqu’on ne les a plus autour de soi », ne doit pas être si faux que ça.