Le mois de juin touche à sa fin, les jardins de la propriété sont magnifiques.

Le soleil est sorti de son hibernation et chaque jour, je profite de ses bienfaits et de ses rayons qui me réchauffent le corps.

J’aime ces longs moments que je passe avec Hector.

Je le regarde et je fonds.

Je crois que je suis heureux et que s’il était mien plus encore, je serai heureux surement plus encore.

Depuis que le soleil est là tous les jours, son visage commence à prendre une couleur dorée qui le rend encore plus beau.

Il rayonne.

Plus les jours passent et plus, je découvre cette émotion qui me tient au ventre.

Je suis persuadé maintenant que je suis amoureux et c’est la première fois.

Cette sensation est tout aussi merveilleuse que douloureuse.

Je me sens si bien lorsqu’il est près de moi et si mal lorsqu’il n’est pas dans mon champ de vision.

J’ai beau savoir qu’il n’est pas loin, que je vais le revoir assez vite, je ne peux m’empêcher d’être quelque peu triste.

Et chaque fois qu’il reparaît je suis empli d’une joie immense.

J’ai peur de lui déclarer ma flamme.

C’est un comble, moi qui toute ma vie n’ai eu peur de rien ou presque, je bats en retraite devant cette évidence, devant ce bonheur à portée de mots.

Plus le temps passe et plus je me demande si je n’ai pas inconsciemment passé ma vie à éviter cette douleur heureuse.

J’ai usé mon corps dans la luxure, j’ai assouvi mes envies de pouvoir en manipulant les hommes qui avaient envie de mon corps, j’ai pris du plaisir physique avec certains, j’ai aimé cette vie, mais aujourd’hui alors que j’arrive au bout de la route, je me demande si j’ai été heureux.

C’est quoi le bonheur ?