Journal intime d'un homme pas comme les autres

01 décembre 2010

Lundi 25 juin 2007.

 

Voilà, une bonne chose de faite, j’ai reçu, le cinquième candidat que j’avais sélectionné.

Déjà qu’il est photogénique, mais au naturel c’est encore mieux.

Je n’en suis pas fier, mais le temps de notre entretien, je crois que j’en ai quelque peu oublié Hector, mais après tout, ce n’est pas parce que je le tripote tous les matins et que je l’ai sucé une fois, que l’on est marié, même si franchement, cette idée d’être lié à lui m’attire fortement.

Toujours est-il que ma première sélection s’avère plutôt intéressante, puisque j’en sors deux candidats véritablement potentiels à savoir le troisième et le cinquième.

Tu dois te demander pourquoi je les appelle par leur numéro.

En fait, j’ai bien réfléchi et je me suis dit que si j’utilisai leur prénom, je risquai de m’attacher à eux et que ça ne m’en rendrait que la tache plus difficile.

Mais je ne t’ai pas raconté l’entretien.

Comme tu dois t’en douter, j’ai de plus en plus envie de faire l’amour avec Hector, mais je ne me sens pas encore assez sûr de moi, l’âge et le manque d’entrainement probablement.

Alors, juste avant l’entretien avec le n°5, j’ai pris une petite pilule bleue.

Personne n’est parfait, surtout pas moi.

Tu en as justement déduit que j’ai donc fait avec lui, ce que je n’avais pas fait depuis très longtemps.

La sieste que j’ai faite après m’a permis de me remettre de mes émotions qui furent grandes et pleines de souvenirs.

Je ne sais si cela est raisonnable, mais j’ai pris mon pied.

Je ne suis plus aussi performant que du temps où Java œuvrait à plein régime, mais j’ai la prétention de croire que les gémissements de n° 5 n’étaient pas simulés.

Le sexe doit être comme le vélo, ça ne s’oublie pas, il suffit juste de s’y remettre.

Une chose est sûre maintenant, je me sens prêt à renouveler l’expérience avec Hector, même si je ne sais pas quand j’oserai me jeter sur lui.

Je vais probablement attendre de ne plus en pouvoir.

C’est d’ailleurs assez intéressant, ce que je ressens vis-à-vis d’Hector, c’est très nouveau.

D’un coté j’ai une folle envie de lui, de lui faire l’amour, de le sentir en moi, et parallèlement je n’ose pas me jeter sur lui, ce que Java dans ces plus belles années aurait fait sans l’ombre d’une hésitation, parce qu’il me semble que j’ai peur de perdre ces moments privilégiés que nous partageons et que j’apprécie plus que tout au monde.

Plus les jours passent et plus, je pense que ça doit être véritablement de l’amour que je ressens pour lui, et si je ne me trompe pas, c’est donc la première fois que je suis véritablement amoureux, même si comme je te l’ai déjà expliqué, il est fort probable que ça me soit arrivé, mais je n’en avais pas conscience.

Comme quoi, « on ne se rend compte de ce que représentent les gens que lorsqu’on ne les a plus autour de soi », ne doit pas être si faux que ça.

 

Posté par maxivirus à 15:19 - Journal 2007.06 - Commentaires [1]


30 décembre 2010

Mardi 26 juin 2007.

 

Je ne sais pas pourquoi, mais j’ai décidé de faire revenir les deux prétendants en même temps.

Je ne sais toujours pas comment je vais identifier si l’un d’entre eux peut porter la mission, je verrais bien le moment venu.

Alors en attendant, je vais continuer à te raconter ma vie.

C’était le but d’origine de ta création, donc il n’y a rien d’anormal.

J’ai eu un régulier assez particulier.

Lui, je l’avais surnommé le Pâtissier.

Tu me diras, vu que c’était son métier, ca n’a rien d’original.

C’est un des rares jouisseurs qui me racontait sa vie en même temps qu’il faisait des vas et viens en moi.

Il me parlait de sa femme, de ses quatre ou cinq enfants, de ses déboires avec son personnel, de ses crédits et autres soucis.

D’ailleurs, quand j’essaie de faire une analyse globale, j’en arrive à la conclusion que hormis ceux, très rares qui parlaient, ceux pas très nombreux d’ailleurs qui poussaient des gémissements plus ou moins discrets, la grande majorité des jouisseurs était silencieuse.

Je te vois venir, il est hors de question que je remette en doute la qualité de mes prestations, qui à n’en point douter était du haut de gamme, vu qu’ils revenaient et en redemandaient.

Avec lui, j’avais l’impression qu’il croyait baiser un psy en même temps qu’il faisait son analyse, pour un peu j’aurais pu concurrencer Freud.

Donc le Pâtissier était muni d’un pénis très long, un des plus longs que j’ai vu au cours de ma carrière.

Heureusement pour lui d’ailleurs, car vu la taille de son ventre, il n’aurait pas pu jouer à son jeu favori, si la nature ne l’avait pas gâté.

Car figures-toi que son jeu étais, une fois que j’étais allongé sur le lit, de se mettre à genou au-dessus de moi et de me malaxer le dos comme une pâte à tarte aux mêmes rythme et cadence que les mouvements de son appendice.

Je lui avais fait un tarif spécial haut gamme, vu qu’il avait tendance à me saouler avec sa vie inintéressante et qu’en plus, il ne m’a jamais procuré le moindre soupçon de plaisir.

 

Posté par maxivirus à 12:48 - Journal 2007.06 - Commentaires [0]
  1