02 novembre 2010
Jeudi 21 juin 2007.
C’est le premier jour de l’été.
Je ne dois pas être construit normalement, car c’est aujourd’hui que comme un bourgeon à la naissance du printemps, je me suis lancé dans le néant, à l’aventure.
J’ai céder à la tentation, à mes pulsions.
Je n’ai plus pu résister.
Monsieur le Comte s’est effacé devant Java qui a pris le contrôle.
J’ai engloutie la magnifique verge d’Hector.
J’y ai pris un plaisir fou et j’ai été jusqu’à le faire jouir.
C’est la première fois de ma vie que j’ai laissé du sperme entrer dans la bouche et j’ai même poussé le vice de l’avaler jusqu’à la lie.
Est-ce la semence d’Hector ou ont-elles toutes le même gout ?
Ce fût un met délicieux dont je garde encore en mémoire, cette saveur qui m’a fait découvrir un plaisir inconnu jusqu’alors.
04 novembre 2010
Vendredi 22 juin 2007.
Aujourd’hui je recevais le quatrième candidat.
Comme tous ceux que j’ai sélectionnés, il est mignon, très mignon, ou plutôt photogénique.
Un corps bien proportionné, aux lignes pas trop dessinées, mais un très beau spécimen tout de même.
Un sexe tout ce qu’il y a de convenable, mais pas de quoi lui décerner une palme particulière.
Ce qu’il a pour lui, c’est son sourire.
Il rayonne en permanence, j’ai eu l’impression qu’il ne savait pas avoir d’autres expressions, mais il a cela d’incroyable, c’est que ce sourire est parfaitement naturel, il ne semble aucunement de circonstance ou forcé, ce qui n’a rien d’étonnant, vu qu’il est un garçon guilleret, peut être un peu trop pour les fonctions auxquelles je destine mon futur héritier.
Compte-tenu que Java semble reprendre de sa superbe en la présence d’Hector, avec lui j’ai décidé de pousser plus loin mon entrainement à redevenir un joueur de sexe.
Ne me sentant pas le courage de le pourfendre, je me suis donc contenter de le laisser entrer en moi.
Au départ, quelque peu dérangeante, cette sensation de plaisir m’est revenue peu à peu et je dois bien avouer que rien que l’idée qu’Hector puisse m’en faire autant, donne à mon anatomie, les forces de lutter contre l’attraction terrestre.
10 novembre 2010
Samedi 23 juin 2007.
Je me disperse.
Mon présent, prend de plus en plus le pas sur mon passé que tu es destiné à découvrir et à conserver comme une relique sacrée de ma vie de débauche.
Alors, ce soir, je vais te parler du Colonel.
Comme tu t’en doute, le Colonel était militaire de carrière.
J’ai vu passer dans mon cabinet plusieurs de ces jeunes hommes que l’on enrôlait sous les drapeaux, pour faire leur service militaire, mais aucun n’avait d’intérêt particulier, ils venaient pour soulager le trop plein qui envahissait leurs réservoirs à spermatozoïdes et en général, il ne leur fallait pas très longtemps pour me laisser un préservatif en souvenir de leur passage.
Mais le Colonel, s’était tout autre chose.
Lui avait une sacrée personnalité.
Comme les relations de Monsieur Comte, m’avaient permis d’éviter cette année de soumission à peine rémunérée, je dois bien avouer que ma connaissance en la matière militaire et notamment l’identification des grades et autres signes extérieurs hiérarchiques me sont totalement étrangers.
Monsieur le Comte avait fréquemment l’occasion de croiser quelques hauts gradés, mais comme ils étaient annoncés, je n’avais nullement besoin de prendre des leçons pour reconnaitre instantanément l’appellation à utiliser devant le nom de ceux à qui je devais m’adresser.
Mais revenons-en au Colonel et à ses petites habitudes.
Ses passages au cabinet dépendaient de sa présence en ville, car le Colonel voyageait beaucoup pour servir le pays.
Si ma mémoire ne me fait pas défaut, il prenait rendez-vous, chaque fois pour la veille de son départ vers de nouvelles missions.
Le Colonel qui devait avoir une batterie importante d’hommes placés sous ses ordres, ne pouvait s’empêcher de parler sur un ton autoritaire, ce qui vu le scénario qu’il aimait que l’on joue faisait qu’il était un acteur exécrable et pitoyable, frisant le ridicule même, tout du moins dans la scénette que nous jouions à chacun de ses passages.
Il est arrivé que Monsieur le Comte le croise lors d’une réception donnée par un membre du gouvernement en place, mais je doute qu’il ait pu reconnaitre Java, ou alors, il était un excellent comédien quand il reprenait ses fonctions.
Toujours est-il que le Colonel, arrivait toujours avec une petite valise.
Après avoir payé ma prestation à venir, il entrait dans la salle de bain et en ressortait quelques minutes plus tard, vêtu d’une jupette assez courte, et affublé de bas résilles savamment maintenus par un porte-jarretelles en soie noire.
Bien entendu, sa parure de lingerie fine n’aurait pu être complète, sans le soutien-gorge en soie noire assorti au porte-jarretelles.
Mais comme toute fille de mauvaise vie qu’il s’escrimait à vouloir être en ma présence, il ne portait pas de culotte.
Ensuite, son jeu préféré consistait à faire le tapin et, comme pour m’amadouer afin que je lui verse une prime fictive, il sortait mon sexe à l’air libre en lui faisant traverser l’ouverture de ma braguette, et me faisait une fellation que je qualifierai de « pas terrible », mais après tout, je m’en fichais, il payait pour cela.
Ensuite, je devais lui permettre d’éjaculer alors qu’il se masturbait, pendant que je le sodomisais après avoir pris soin de relever sa jupette.
Une fois le forfait accompli il repassait par la salle de bain et en ressortait dans son uniforme.
Avant de partir, il n’omettait jamais de me faire un salut à la mode militaire, avec la main portée au front et en profitait même pour claquer les talons, puis il repartait, de son pas cadencé et je pouvais entendre ses talons marquer chaque marche de l’escalier.
19 novembre 2010
Dimanche 24 juin 2007.
Quand je repense à tous ces anonymes qui sont passés dans mon lit.
Des « monsieur tout le monde », pour la plupart surement mariés et père de famille.
Ils venaient, payaient, baisaient et rentraient chez eux.
J’en arrive à me demander, combien de mes jouisseurs étaient vraiment homosexuels.
Ces souvenirs que tu me fais revivre, me font avoir le regret de ne pas avoir noté chacun de mes rendez-vous sur un petit carnet, car au moins j’aurais pu savoir combien de passes j’ai réalisé pendant toute ma carrière.
Il m’aurait surement fallut plusieurs carnets, sauf si peut être j’avais utilisé une comptabilisation par une méthode consistant à faire un petit trait vertical à chaque prestation.
Cette information eut pu être intéressante, car sans vouloir me vanter, je pense avoir œuvré pour le plaisir des hommes plusieurs milliers de fois.
